Martinvelle est certainement d’origine
GALLO-ROMAINE : Martinivilla

MARTINVELLE dépendait de la baronnie de passavant à l’exception de 2 fiefs GRIGNONCOURT
et SAVIGNY qui se trouvait dans la partie CHAMPAGNE


AN 880 900

Saint Gibert (ou Gibard, Gibartus)

On ne connaît ni sa famille ni ses origines, mais la palme du martyre suffit à lui donner tous les mérites.

Il fut abbé de Luxeuil à l’époque des invasions normandes à la fin du IXe siècle. Lors d’une première incursion à l’automne 888 les moines avaient tenté de s’enfuir, avec à leur tête, le prieur Tetelme, mais rattrapés dans leur fuite, ils furent tous massacrés à deux mille pas du monastère. L’abbé Gibard, était alors absent, Dom C. Guillo (Histoire de l’illustre abbaye de Luxeu, 1720) en donne la raison : « il était parti pour le devoir de sa charge à Martinvelle (Vosges), à huit lieues (50km aujourd’hui par la route), de l’abbaye au nord. Il y avait à cet endroit un prieuré dédié à Saint Pierre»

D’après l’abbé Dom Fauste Labbé « Luxovii chronicom Libri X » Gibard fut intercepté près du village de Martinvelle, avec quelques uns de son troupeau qui l’avaient suivi et les normands l’y percèrent de flèches. A Martinvelle, la mémoire populaire semble avoir consacré le lieu du martyr en le nommant « Le Pas de Saint-Gibert » près de la goutte-Soudain. Lui et ses compagnons moururent à l'emplacement de l'égglise, de là, la première construction d'une chapelle

Inhumé dans l’église du village, son tombeau se trouve, aujourd’hui encore, devant l’autel latéral gauche dédié à la Sainte-Vierge.

Source bibliographique : Gilles Cugnier, Histoire du monastère de Luxeuil à travers ses abbés, 2004-2006, tome 1, pages 42, 106, 287, 289-291, 300, édition Guéniot, Langres

Vers 1100 Construction de l’église en style ROMAN sous le patronage de Saint PIERRE

1179 1184 Deux bulles Pontificales des Papes ALEXANDRE III (1179) et LUCE (1184) donne l’église de MARTINVELLE à l’abbaye saint VINCENT de BESANCON ainsi que la chapelle de PASSAVANT qui dépendait de MARTINVELLE

1250 env. Un seigneur de PASSAVANT fonda un prieuré à MARTINVELLE


1251 COLLARD de PASSAVANT reconnu être homme lige (vassal lié à son seigneur) de WICHARD Seigneur de PASSAVANT pour tout ce qu’il tenait de lui à MARTINVELLE

1266 FERRY III permit au seigneur de PASSAVANT d’augmenter les biens du prieuré de MARTINVELLE

1296 ETIENNE DOISSELET déclare qu’une discorde entre lui et le duc de LORRAINE au sujet des terres de MARTINVELLE, il lui cédait tous ses droits et actions pour faire accord avec lui dans ce lieu


Vers l’an 1500 Après destruction de la guerre de 100 ans et des guerres de Bourgogne, reconstruction de L’église en style GOTHIQUE.

 
Source bibliographique M.DanielDurand
 

L'Eglise Saint Pierre de Martinvelle
possède trois magifiques retables XVIIème, restaurés en 2005.

Au dessus du Maître Autel une toile peinte en 1687 par Claude Antoine Aillet.
 
 
Claude Antoine Aillet
Originaire de Cintrey (Haute  Saône) il fut, tour à tour peintre, entrepreneur, architecte.
Cette  toile signée   Aillet 1687, elle se trouve au dessus du Maître Autel, elle  représentant le massacre de Saint Gibert  (Abbé de Luxeuil l’an 900)  
Cet architecte bisontin de la seconde moitié du XVIIème siècle est l’auteur de plans pour la chapelle du refuge (1709), réutilisés par Nicolas Nicole lors de l’édification de ce sanctuaire en 1739, et de plans pour les bâtiments du séminaire (1712).
La chapelle Notre-Dame du Foyer, autrefois chapelle du couvent du Refuge  est un édifice religieux chrétien situé dans le centre historique de Besançon. L'édifice fut bâti de 1739 à 1745, et comprend la plus belle coupole de Franche-Comté, et une des plus belles de France. Elle fut baptisée « église du bon Pasteur » et prit par la suite le nom de Chapelle Notre-Dame du Foyer. La chapelle fait l’objet d’une inscription au titre des monuments 
 historiques depuis le 17 mars 1926.
En 1724 Dom Vincent Duchesne présente le projet du Couvent du Refuge,  Claude Antoine Aillet réalisait à son tour pour cet établissement une série de plans à partir desquels les entrepreneurs savoyards réalisèrent les bâtiments sur jardins.
Claude Antoine Aillet est également l’auteur les plans  du corps de logis au château  du Seigneur de l’époque au lieu dit; La Rochelle (haute Saône)

Une toile peinte  en 1690.
représentant Augustin d’Hippone se trouve dans l’église de Charnay-les- Chalon  (Saône et Loire), Augustin d’Hippone (latin
: Aurelius Augustinus), ou saint Augustin, né dans le municipe (colonie) de Thagaste (actuelle Souk Ahras, Algérie) le 354 et mort le 430 à Hippone (actuelle Annaba, Algérie) est un philosophe et théologien d'origine berbère. Évêque d'Hippone, c'est aussi l’un des quatre Pères de l'Église latine (avec saint Ambroise, saint Jérôme et Grégoire Ier), et l’un des 35 docteurs de l’Église.

 
Source : Mme Y.Vannson descendante de la famille, avec son aimable autorisation)
 
Créé avec Créer un site
Créer un site gratuitement